Parc territorial Agay Mene
La prochaine fois que vous prendrez la route vers Atlin, prenez le temps d’admirer la beauté de la région d’Agay Mene. À partir de Jake’s Corner, ce vaste paysage de 719 kilomètres carrés s’étend jusqu’à la frontière entre la Colombie-Britannique et le Yukon.
La région est riche en biodiversité; on y trouve notamment des orignaux, une petite population de chèvres de montagne, plusieurs espèces végétales rares, des mammifères grands et petits, des oiseaux ainsi qu’une grande diversité d’insectes et d’autres invertébrés. On y trouve aussi quelques petites parcelles d’anciennes forêts d’épinettes blanches, mais une grande partie de la région a brûlé en 1958, de sorte que le pin tordu est désormais l’espèce d’arbre dominante.
L’histoire géologique du parc est fascinante. Les formations spectaculaires du parc sont attribuables à des glaciations successives dans la région par l’inlandsis de la Cordillère du Nord au cours d’une période de 2,6 millions d’années. Sous l’effet de ces glaciations, de vastes vallées profondes se sont creusées et les sommets de la région se sont arrondis. Bon nombre des lacs dans la région, y compris les lacs Snafu et Tarfu, sont des « lacs de kettle » qui se sont formés à la fin de la dernière glaciation, il y a environ 12 000 ans, à la suite de la fonte de la glace enfouie.
Du côté nord du parc se trouve le mont White, formé d’un récif calcaire formé il y a environ 300 millions d’années dans une mer chaude et peu profonde située près de l’équateur. Sous l’effet du déplacement des plaques tectoniques, cette région a migré vers le nord et fait maintenant partie de la Cordillère, une chaîne montagneuse qui s’est formée il y a plus de 160 millions d’années sur la côte ouest de l’Amérique du Nord.
Le chapitre 10 de l’Entente définitive de la Première Nation de Carcross/Tagish prévoit que Agay Mene deviendra un parc territorial. L’élaboration du plan directeur du parc est présentement en suspens. Lorsque les travaux de planification reprendront, ils seront menés par un comité directeur, lequel comprendra aussi des représentants du gouvernement du Yukon et des gouvernements des Premières Nations.